Des lustres d'histoire

 

Cela fait des lustres qu’il n’était plus de mode et pourtant le lustre d’une pièce de caractère exige sa présence. Le lustre bien sûr… Historiquement le lustre était une période de cinq ans séparant les fêtes de la purification, la cérémonie du cens, dans la Rome antique, coïncidant avec les périodes de recensement de la population. En sa qualité d’adjectif, au sens figuré, il exprime la beauté, le mérite, la dignité d’une personne, d’un animal ou d’un objet. Enfin pour ce qui nous concerne, cet « appareil d’éclairage » composé de multiples lampes, est suspendu au plafond, pour autant que ce dernier dispose de la hauteur nécessaire à cette pièce maîtresse de décoration. Antonyme de la matité, le lustre illumine de prestige les plus belles demeures.

 

 

 

Ce sont les châteaux et les églises qui les premiers accueillirent des lustres à l’époque de l’Antiquité, ils n’avaient pas vraiment de qualités ornementales, leur but unique étant de fournir un éclairage. Au moyen-âge ils abritent de multiples bougies et sont agrémentés d’ornements en bois et pourvus de chaînes permettant notamment des les descendre plus facilement pour procéder au remplacement des bougies, ou encore plus simplement pour les allumer ou les éteindre. Petit à petit ces lustres suspendus deviennent plus « travaillés » et sont ornés de décorations en bronze, en laiton ou encore en fer forgé, voire de quelque dorure (lustres en bois doré).

 

De Murano à Baccarat

Les verriers vénitions de Murano, une île toute proche de Venise, inventent le verre blanc de lait au XIIème siècle, puis un verre sodique calcique dit « Cristal de Venise » avec à son apogée, aux XVIème siècle une production de pièces de cristal les plus raffinées au monde. Ils fourniront à la Cour de France de magnifiques lustres ornés de ces verreries en cristal… Puis au XVIIème siècle, le cristal de Bohème, prenant le pas sur les productions vénitiennes, verre à l’oxyde de plomb, transparent et clair comme le cristal de roche, permet de fastueux façonnages grâce à sa dureté, et fournit aux lustres de nouvelles parures faites de reflets et de scintillements majestueux, il sera lui aussi supplanté par la suite, au XVIIIème siècle, par le cristal anglais.

En 1764, le roi de France, Louis XV, donne l’autorisation, à l’évêque de Metz, Monseigneur de Montmorency-Laval, de fonder une verrerie dans le village de Baccarat, en Lorraine. Cette verrerie parera les plus beaux lustres avec les pièces sorties de son four à cristal, tout en devenant le fournisseur des rois, puis des empereurs et enfin des présidents… Comme on le constate, l’histoire du lustre est intimement liée, depuis des siècles, à celle des plus grands verriers.

 

Le lustre : Autant de styles que d'époques

Chaque style aura ses propres déclinaisons de lustres : les lustres Rocaille, lustre Louis XVI, lustre Directoire, Lustre Empire, lustre Marie-Antoinette… La naissance de l’électricité a quelque peu bouleversé l’histoire du lustre. Les habitations « modernes » ont également vu leurs plafonds s’abaisser et les lustres ont été remplacés par des éclairages plus modernes et utiles, dans l’esprit de leur temps. Le lustre a même souffert durant les dernières décennies d’une image pour le moins négative, objet pendeloquant, vestige d’une époque, aux relents aristocratiques, totalement révolue. Il est même utilisé au cinéma comme objet permettant de souligner le côté vieillot de certaines situations grâce à son image désuète et suranée.

 

La renaissance du lustre

La fin du XXième et le début du XXIème siècle, tout au contraire, nous font assister à la renaissance de cet objet de grande décoration et les cristalleries Swarovski inondent nos magazines de décoration de leurs plus fastueux modèles. Juste pour vous donner un ordre d’idée, ce géant du cristal disposait en 2008 de plus de 1340 boutiques dans le monde et employait 22000 personnes pour ses productions. En France, Baccarat se définissant comme un joaillier de la lumière produit toujours les modèles les plus somptueux de la lustrerie française. Ce nouvel engouement pour le lustre a même incité un certain Philippe Starck a apposer sa griffe sur la gamme Zenith de chez Baccarat, une série très haut de gamme, forte d’un succès sans précédent.

Les verreries de Murano, bénéficient elles aussi de l’attention des plus grands créateurs et les maisons véronaises équipent à nouveau les plus grands palaces américains…

Grâce aux lampes à économie d’énergie il est maintenant possible de faire briller de mille feux un lustre en bronze doré sans se ruiner. L’utile et l’agréable en quelque sorte. Il n’en reste pas moins qu’il vaut mieux disposer d’une hauteur sous plafond en regard de ses exigences en matière de lustrerie.

lustre

 

L’histoire illustrée du lustre

 

Reprendre l'entreprise familiale de lustrerie à Gargas, exposer dans les plus beaux salons et même ouvrir en octobre une galerie place Beauvau à Paris ne suffisaient pas au sympathique Régis Mathieu.

Voici qu’il se lance dans l’édition et signe avec Philippe Renaud cette histoire illustrée du lustre grâce à ses collections et des tableaux venus des plus grands musées du monde. La Haute-Epoque débute naturellement avec le lustre hollandais en bronze poli dont on retrouve la boule centrale au cœur de L’Allégorie de la peinture de Vermeer, par exemple. Le Grand Siècle brille de tous ses feux avec les lustres en bronze ciselé et doré de Champs-sur-Marne, restaurés par Mathieu Lustrerie, et les girandoles à pampilles de la galerie des Glaces à Versailles.

Quant à la période néo-gothique, elle nous fait voyager de l’Angleterre victorienne, avec un lustre au gaz orné de chimères, jusqu’à la Lorraine des années 1920, avec un lustre au griffon de Marcello Guiata, sorti lui aussi du Mathieu Museum. Avec le Second Empire, on retrouve quelques uns des plus beaux chantiers de la maison : l’Opéra Garnier de Paris et celui de Monaco, l’Hôtel de Pomereu, l’Académie de musique de Philadelphie… L’ouvrage se termine avec les créations récentes, planètes et astrolabes en facettes de cristaux de roche, qui disséminent les éclats de lumière.

lustre en cristal

Histoire de lustres de cristal

 

Un lustre est un luminaire fixé au plafond avec deux ou plusieurs armes à feux. Elle ad'abord été utilisée dans les églises et les abbayes médiévales, afin d'éclairer efficacement de grandes chambres et des salles. Pendant ces périodes, un lustre prenait généralement la forme d'une croix en bois qui a des pointes en vue de la sécuriser

Dès lors, des lustres a pris des formes plus élaborées. Ce n'était pas seulement utilisé pour l'éclairage, il a pris sur les fonctions décoratives et esthétiques. Il n'est pas surprenant que les chandeliers se trouvent dans les palais et la maison des riches. Lustres, à terme, est devenu un symbole de richesse.

Une forme de lustres est le lustre de cristal. Selon Jutta-Arnette Page, conservateur de la Collection européenne au Corning Museum of Glass à New York, il a varié et a évolué au fil du temps, mais sa hauteur est venu pendant l'élaboration du verre au plomb dans l'Angleterre du 17ème siècle.

L'ajout de plomb a donné sa clarté cristalline vieux et le pétillement. L'effet du plomb est sa capacité à fabriquer du verre hautement réfractif. La réfraction de verre définit la qualité du lustre. Comme l'a déclaré Donna Wilkinson dans son article écrit pour Art & Antiques Magazine, «tiers flammes vacillantes des bougies ont été reflétées dans le diamant comme des gouttes et pendentifs, toutes les couleurs de l'arc en ciel était disséminé dans la salle." Elle a même décrit l'expérience comme rappelle la splendeur des 18e et 19e siècle en Europe.

Le problème de la réalisation de la réfraction au cours de ce temps-là que le cristal de roche était rare et très coûteux. En outre, cristallo, était très cassant, ce qui pose des difficultés à couper le cristal qui pourraient rendre la fraction possible. Tenter de trouver un remplaçant, un verrier anglais, George Ravenscroft, développé en 1676 un verre cristallin qui servirait comme une alternative au cristal de roche. Il a découvert, après une série d'expérimentations que le verre devient mou et plus facile à couper si l'oxyde de plomb est ajouté. La facilité de découpe fait le verre hautement réfraction et est devenu encore plus transparent que le cristal de roche.

Verre au plomb avait donné le feu et la vie à des cristaux de verre, selon Jessie McNab, conservateur associé des arts décoratifs du Musée d'art métropolitain de New York. Elle affirme que «quand il a été utilisé sur des lustres avec des bougies, il était absolument brillant."

La demande accrue pour des lustres. Lustres devenus des objets de luxe, dessins et modèles est vite devenu encore plus complexe. Lustres dans les années 1750 ont été grandement influencés par rococo. Lustres portait des touches de cut-pendentifs en verre et ces ornements en lui donnant plus d'éclat. En 1765, le style élégant de Robert Adam fait des lustres de cristal plus longtemps. Les fûts des lustres utilisé dessins um grecques. Leurs bras étaient tendus avec des chaînes de pendentifs et de leurs prises de bougie et plateaux d'égouttement est devenu très élaboré. Cloches ou de fleurs sont des exemples de ces plateaux d'égouttement.

La réalisation de l'anglais «Cristal» a subi beaucoup d'expérimentation et d'obstacle. Toutefois, le continent européen espère toujours qu'il serait bientôt en mesure de rattraper leur retard. De telles tentatives ne peut être vu dans les travaux de J. & L. Lobmeyer à Vienne et à Baccarat en France qui ont pu réaliser exceptionnelles lustres de cristal de plomb dans les années 1820 et 1830. Artisans, aujourd'hui, n'ont pas cessé de pousser eux-mêmes. Leur but d'atteindre la perfection avait sûrement fait des lustres une véritable partie d'une œuvre d'art nature.

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